Vendre du matériel agricole à l’export ne s’improvise pas : trouver le bon acheteur, au bon moment, dans le bon pays, demande une connaissance précise des circuits et des acteurs en présence. Tracteurs d’occasion, moissonneuses-batteuses, équipements d’irrigation ou de stockage, chaque catégorie répond à des marchés distincts, avec leurs propres intermédiaires et leurs propres exigences.
Entre les négociants spécialisés, les plateformes internationales, les réseaux d’agents locaux et les acheteurs directs, les options ne manquent pas, mais encore faut-il savoir les identifier et les approcher efficacement. Une démarche structurée fait souvent la différence entre une vente conclue rapidement et un matériel qui stagne.
Cadre export fait le point sur les principales solutions pour trouver un acheteur sérieux à l’international et tirer le meilleur parti de son matériel agricole.
Agri Distribution, un acheteur spécialisé dans l’export de matériel agricole d’occasion
Fondée en 1998 par Philippe Tailhardat, puis renforcée en 2007 par l’arrivée de son fils Charles à la direction, la société Agri Distribution, basée à Saint Victor (03410) dans l’Allier, s’est imposée comme un acteur incontournable de l’achat et de l’exportation de matériel agricole d’occasion. Sa localisation stratégique, à proximité de l’autoroute A71/75 Paris-Clermont-Ferrand, facilite les opérations logistiques sur l’ensemble du territoire.
L’entreprise dispose en permanence d’un stock de matériels agricoles et assure elle-même le transport, que ce soit par container ou par transport conventionnel (camion, bateau). Elle achète du matériel en France mais également dans les pays limitrophes, ce qui lui confère une capacité d’approvisionnement étendue.
Les marchés d’exportation couverts par Agri Distribution sont nombreux et nombreux :
- Amérique du Sud
- Angleterre
- Thaïlande
- Maroc
- Finlande
Pour faciliter ces échanges internationaux, l’équipe maîtrise l’anglais et l’espagnol, deux langues essentielles dans les négociations à l’export.
Un stock de 72 tracteurs issus de toutes les grandes marques agricoles
Agri Distribution propose actuellement un catalogue de 72 tracteurs agricoles disponibles à l’export, couvrant toutes les générations de machines, des modèles d’avant 1990 jusqu’aux séries produites depuis 2016. Les puissances disponibles s’échelonnent de 33 à 240 chevaux, répondant ainsi à des besoins très différents selon les marchés de destination.
Les marques représentées dans ce stock sont particulièrement nombreuses :
- Case IH
- Claas
- Deutz Fahr
- Fendt
- Fiat
- Ford
- Hurlimann
- Iseki
- John Deere
- Kubota
- Lamborghini
- Landini
- Massey Ferguson
- Mc Cormick
- New Holland
- Renault
- Same
- Valtra
- Zetor
À titre d’exemples concrets, voici quelques machines disponibles dans différentes régions françaises :
| Modèle | Année | Région |
|---|---|---|
| Case IH Magnum 7120 | 1990 | Champagne-Ardenne |
| Ford 8340 + chargeur | 1997 | Auvergne |
| Claas Challenger 45 | 2001 | Centre |
| Renault Ares 630 RZ | 2003 | Provence-Alpes-Côte d’Azur |
| New Holland M100 DT | 1998 | Bretagne |
| Deutz Fahr 5506 + chargeur | 1969 | Aquitaine |
| John Deere 3130 | 1975 | Midi-Pyrénées |
| Massey Ferguson 6480 | 2005 | Haute-Normandie |
| Case IH Puma 195 | 2010 | Pays de la Loire |
Ces machines proviennent de 19 régions françaises différentes, ce qui témoigne d’un réseau d’approvisionnement national particulièrement dense et structuré.
Vendre son matériel agricole : des conditions d’achat souples et un paiement immédiat
Agri Distribution recherche activement du matériel agricole d’occasion sur l’ensemble du territoire français. Les tracteurs recherchés vont de 80 à 400 chevaux, toutes marques confondues, y compris les machines présentant des défauts mécaniques tels qu’une boîte de vitesses cassée ou un moteur fatigué.
Les types de matériels recherchés sont nombreux :
- Tracteurs agricoles : John Deere (Série 6000, 7000), New Holland (TM, T7), Fendt, Case IH, Massey Ferguson
- Moissonneuses-batteuses et matériel de récolte : Claas Lexion/Tucano, New Holland, John Deere ; ensileuses Jaguar et Krone ; presses Welger et Claas
- Télescopiques et chargeurs : Manitou (MLT), JCB (Loadall), Merlo, Weidemann, acceptés même sans VGP
- Matériel spécial export : Fiat (Série 90, 100-90, 110-90), Ford (Série 40, 7840, TW), Massey Ferguson (300, 3000), Renault (Temis, Ares méca), Zetor, Ursus, Belarus
- Matériel attelé : bennes céréalières (Maupu, La Campagne, Rolland, Legrand), plateaux paille 10 m et 12 m, épandeurs à fumier, tonnes à lisier
« Achat sans condition d’achat de matériel neuf, enlèvement sur toute la France, paiement immédiat par virement bancaire avant chargement, vente en l’état sans garantie à fournir. »
Ces conditions particulièrement avantageuses permettent aux agriculteurs et aux négociants de céder leur matériel rapidement, sans contraintes administratives ni obligation de rachat. Le virement bancaire est effectué avant le chargement, ce qui garantit une sécurité totale pour le vendeur.
Quels critères font qu’un acheteur export est vraiment fiable pour votre matériel agricole ?
Lorsqu’un agriculteur ou un négociant cherche à céder du matériel d’occasion à destination de l’export, la question de la fiabilité de l’acheteur est centrale. Plusieurs indicateurs permettent de distinguer un opérateur sérieux d’un simple intermédiaire opportuniste. L’ancienneté dans le secteur constitue un premier signal fort : une entreprise active depuis plus de 25 ans dans l’achat-revente de matériel agricole a nécessairement développé des réseaux stables, des références vérifiables et une logistique éprouvée. À l’inverse, les structures récentes ou sans adresse physique identifiable présentent des risques réels pour le vendeur.
Un acheteur export fiable dispose d'une adresse fixe, d'un numéro SIRET vérifiable et réalise le paiement avant l'enlèvement du matériel.
La capacité logistique propre est un autre critère discriminant. Un acheteur qui sous-traite systématiquement le transport à des tiers ne maîtrise ni les délais ni les coûts, ce qui peut engendrer des retards ou des litiges. Les opérateurs disposant de leur propre flotte ou de partenariats transport consolidés garantissent une meilleure fluidité des opérations, notamment pour les envois en container 20 ou 40 pieds vers des destinations lointaines comme l’Asie du Sud-Est ou l’Amérique latine.
La transparence sur les marchés de destination est un signe de professionnalisme. Un acheteur export sérieux est en mesure d’indiquer clairement dans quels pays il revend le matériel, ce qui permet au vendeur de comprendre la logique de valorisation de sa machine. Voici les principaux critères à vérifier avant de conclure une vente :
- Existence d’un stock physique visible et documenté
- Références clients ou avis vérifiables en ligne
- Modalités de paiement claires (virement, chèque de banque)
- Capacité à se déplacer pour l’estimation et l’enlèvement
- Maîtrise des formalités douanières à l’export
Des négociants spécialisés dans le rachat et l’export de tracteurs agricoles
Plusieurs entreprises françaises se positionnent sur le rachat de tracteurs d’occasion destinés à l’export. Henri Barrère Négoces, basé près de Pau (64), achète des tracteurs de 60 à 160 CV, règle avant enlèvement et expédie vers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique, avec un contact possible sous 15 jours. Dans le Massif Central, Michon Export (près de Clermont-Ferrand) couvre l’Auvergne et le Limousin pour alimenter des marchés en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.
Agripelle et Matériel Agricole Export complètent ce réseau, la première exportant notamment vers le Pérou et le Ghana, la seconde proposant une intermédiation à l’achat comme à la vente, en France et à l’international.
- Henri Barrère Négoces : agriaffaires.pro/fr/barrere-negoce
- Michon Export : 06.98.04.11.26, michon-export.com
- Agripelle : 05 49 65 13 70, agripelle.com
- Matériel Agricole Export : materielagricole-export.com
- Leboncoin : annonces via la recherche « tracteur export »
Marlène (Périgueux) « être sur le terrain reste indispensable pour obtenir des informations précises »
J’ai passé plusieurs mois entre Yaoundé et Douala, de mai à août 2012, après avoir vécu 36 ans en Europe. Ce qui m’a immédiatement frappée, c’est l’absence quasi totale de structures organisées pour trouver un logement : pas d’agences immobilières au sens où on l’entend ici, et il faut compter sur le bouche-à-oreille ou sa présence physique sur place pour dénicher quelque chose de fiable. Sans réseau local, les démarches peuvent rapidement devenir un parcours du combattant.
Sur le plan de la sécurité, j’ai été confrontée à des réalités difficiles à anticiper depuis la France : agressions dans certains quartiers, racket policier fréquent, et des cambriolages qui surviennent de façon troublante juste avant les départs en voyage, comme si les informations circulaient. Les formalités douanières représentent également un obstacle sérieux pour les expatriés, avec des blocages administratifs chronophages et coûteux.
Malgré ces contraintes, j’ai identifié de vraies opportunités dans les métropoles, notamment dans les secteurs de l’esthétique et de la cosmétique, où une clientèle urbaine solvable existe bel et bien. Les Camerounais sont reconnus pour leurs compétences commerciales, et les postes accessibles aux expatriés se concentrent généralement sur des fonctions de direction, ce qui oriente d’emblée vers une logique de création d’activité plutôt que de salariat classique.
Comment devenir un exportateur de produits agricoles [agriculture]





















